Quinta-feira

VII






au septième jour, nous sommes allés enterrer ton fantôme, une procession infinie sur les chemins de l'oubli, le cortège de l'invisible [...]

il y a là les mains libres des oiseaux, ton nom posé sur un drap et les yeux noirs où dansent les perles de nacre de tes cheveux, [...]

il y a là le silence qui a retrouvé sa langue, douze hommes ont apporté tout l'or du monde et du pain pour le défunt, douze hommes d'abondance distribuent et partagent les derniers secrets, douze hommes venus de ton pays sans terre, [...]

il y a là une grappe d'oiseaux pour danser et chanter les échos de ton corps, toute la mythologie de ta disparition, [...]